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CINECURE
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Cinécure est un site appartenant à Charles Declercq et est consacré à ses critiques cinéma, interviews sur la radio RCF Bruxelles (celle-ci n’est aucunement responsable du site ou de ses contenus et aucun lien contractuel ne les relie). Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques et en devient le principal rédacteur depuis 2022.

Jan-Willem van Ewijk (2014)
Atlantic
Sortie le 6 mai 2015
Article mis en ligne le 26 mars 2015

par Charles De Clercq

Synopsis : Fettah habite un village marocain du bord de mer, envahi chaque été par une horde d’Européens séduisants et branchés venus y faire de la planche à voile et profiter de la vie. Au cours d’un été particulièrement mémorable, le jeune homme se rapproche de la belle Alexandra. Après le départ de la jeune femme, Fettah décide de partir la rejoindre pour ne plus se sentir prisonnier dans son propre village, seul sur sa planche à voile, dans un périple des plus risqués en direction du continent européen...

Acteurs : Fettah Lamara, Thekla Reuten, Mohamed Majd, Jan-Willem van Ewijk, Boujmaa Guilloul, Steven Novick, Aron Michael Thompson.

Origines : Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Maroc, France.

Dès le début du film, nous sommes plongés (!!!) dans des images de toute beauté. J’ai immédiatement pensé : voici un film où se côtoient All is Lost de J.C. Chandor et Big Wednesday de John Milius (ou encore Point Break de Kathryn Bigelow - sans la partie policière - voire Newcastle de Dan Castle). Autrement dit, la rencontre d’un "survival" et d’un film de sport extrême. Très rapidement une autre association s’est faite avec The Tree of Life : une voix off, associée aux images océaniques, m’entrainait vers des rivages mallickiens ! A l’arrivée, ce sera cependant autre chose qui est loin d’être parfait, même si ce n’est pas un naufrage.

Le film nous conduit entre deux rivages : ceux des côtes européenne et marocaine. Un flux de touristes envahit les cotes marocaines. Ces terres d’arrivée sont lieux de vacances paradisiaques, de détente et de désirs pour les Européens. En revanche, les autochtones rêvent de les quitter pour rejoindre celles d’Europe, délaissées pour quelques semaines par les étrangers. Trois cents kilomètres séparent ces lieux : à quelques heures d’avion pour les uns, inaccessibles pour les autres. Le film semble nous ouvre à ces enjeux. Un jeune trentenaire marocain tombera amoureux d’une belle Hollandaise et fait le pari fou de franchir la mer avec sa planche de surf. Sa famille, ses compatriotes et amis se rendent compte du désir de Fettah (excellent Fettah Lamara, acteur totalement novice, comme d’autres acteurs du film).

Le film nous fait découvrir l’exode de Fettah (dont nous devinerons l’issue à la fin du film), sa lutte contre les éléments, les difficultés du voyage. Toutefois, celui-ci est ponctué de très nombreux flashbacks. Ceux-ci visent probablement à nous faire comprendre les enjeux de la traversée et surtout pourquoi ce jeune adulte se met en route et quitte tout pour répondre à une passion dévorante. Le problème est qu’il est difficile de se retrouver dans la temporalité de l’action alors que se mêlent des images idylliques des côtes avec les étrangers, les relations familiales, celle avec Alexandra (Thekla Reuten), épouse de Jan (Jan-Willem van Ewijk, le réalisateur), des échanges avec le père de Fettah, qui laissent supposer qu’il est plus ou moins responsable de la mort de sa femme.

La voix off qui se veut poétique et tente de vous prendre à l’émotion s’adresse à plusieurs interlocuteurs : une petite fille Wisal, Alexandra, une amie (amoureuse de lui ?), la mer ? Ces mélanges et confrontations de genre nuisent à la lisibilité et la compréhension du film.Les images sont esthétisantes, la voix veut nous introduire à une certaine poésie, les images de surf sont sportives, acrobatiques et rendent compte de la difficulté d’un voyage tout en ouvrant la porte au doute quant à son issue... Au final, malgré toutes les bonnes intentions et de bons acteurs non professionnels, tout cela est un peu boiteux et le spectateur peut avoir l’impression de couler à pic sans atteindre l’un ou l’autre rivage.



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