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Cinécure est un site appartenant à Charles Declercq et est consacré à ses critiques cinéma, interviews sur la radio RCF Bruxelles (celle-ci n’est aucunement responsable du site ou de ses contenus et aucun lien contractuel ne les relie). Depuis l’automne 2017, Julien apporte sa collaboration au site qui publie ses critiques et en devient le principal rédacteur depuis 2022.

Steven Caple Jr.
Transformers : Rise of the Beast
Sortie du film le 07 juin 2023
Article mis en ligne le 12 juin 2023

par Julien Brnl

Genre : Science-fiction

Durée : 117’

Acteurs : Anthony Ramos, Dominique Fishback, Lauren Vélez, Dean Scott Vazquez, Peter Cullen, Ron Perlman, Michelle Yeoh, Pete Davidson, Peter Dinklage, John DiMaggio...

Synopsis :
Ce nouveau volet se déroule au cœur des années 90 et nous emmène aux quatre coins du globe. Une toute nouvelle faction de robots Transformers - les Maximals - se joindront aux Autobots dans l’éternelle bataille qu’ils livrent face aux Decepticons.

La critique de Julien

Cinq ans après la sortie du spin-off "Bumblebee" qui déroulait son intrigue vingt ans avant les événements du premier (2007) des cinq films "Transformers" réalisés par Michael Bay, la saga dévoile une suite à ce spin-off, revenant sur les origines des Cybertroniens Autobots, intitulée "Rise of the Beasts". Sept ans ainsi après la rencontre entre l’adolescente en crise et en deuil Charlie Watson (Hailee Steinfield) et la Volkswagen Coccinelle jaune (plus tard une Chevrolet Camaro) se transformant en un robot-alien appelé Bumblebee, les producteurs de la franchise ont eu la bonne idée (ou pas) de s’attaquer cette fois-ci aux Maximals. Or, on se souvient les avoir vus durant notre enfance dans la série télévisée canadienne "Animutants" (1996-1999), tandis que nous jouions aussi avec les jouets dérivés d’Hasbro, dont nous étions (terriblement) fous ! Or, tel que nous l’apprend l’introduction du film, cette race avancée de robots a dû, jadis, fuir Cybertron avec la clef de "transdistorsion" ("Transwarp Key" en version originale), alors convoitée par le mangeur de planète Unicron, envoyant ainsi ses sbires Terrorcons - dirigés par "l’invincible" Scourge - la récupérer auprès des Maximals et leur chef Optimus Primal (un gorille des plaines de l’Ouest), elle qui est capable d’ouvrir des portails à travers l’espace et le temps, source ainsi de nourriture inépuisable pour "le dieu noir". Après leur avoir échappé une énième fois, les Maximals trouveront alors refuge sur Terre, durant des millénaires, à l’abri de leurs ennemis, du moins jusqu’en 1994, à Brooklyn, théâtre de leur réapparition...

Quand tous ne feront qu’un ! C’est bien connu, la saga "Transformers" n’a jamais avancée sans les humains au cinéma, lesquels "méritent à une seconde chance". Il fallait donc bien trouver de nouvelles, courageuses et ingénieuses petites coqueluches humaines (toutes petites sur les visuels de promotion - voir ci-dessous - face aux Transformers) pour mener à bien cette dangereuse quête, où chacun a à gagner (ou perdre) quelque chose. C’est ainsi qu’on y fera la connaissance de Noah Diaz (Anthony Ramos, vu et entendu à la fois dans la comédie musicale à Broadway "In the Heights" et son adaptation cinématographique signée Jon Chu) dans la peau d’un ancien expert en électronique militaire tentant difficilement de trouver un emploi afin de subvenir aux besoins des siens, lui qui est "le grand frère prêt à tout pour protéger sa famille". Dans sa tentative de vol d’une Porsche 911, ce dernier se retrouvera en fait dans l’Autobot Mirage. Parallèlement, Elena Wallace (Dominique Fishback), intrépide stagiaire dans un musée et chercheuse d’artefacts, tombera sur une ancienne statue d’un faucon portant le symbole Maximal, avant qu’une impulsion d’énergie (invisible à l’œil l’humain) n’en jaillisse, laquelle sera détectée par Optimus Prime et les siens, résidant toujours sur Terre, alors que cette statue cache en réalité ladite clef, qu’ils cherchaient justement pour rentrer chez eux, sur Cybertron, alors que les Terrocons, eux, reconnaîtront également sa signature...

Travis Knight, qui avait réalisé le premier spin-off, et à qui l’on devait aussi le sublime "Kubo et l’Armure Magique" (2016) pour le studio Laika, laisse ici sa place à Steven Caple Jr., lui qui a réalisé "Creed II" (2018). Or, si "Bumblebee" s’appréciait pour son ancrage temporel, soit à la fin des années 1980, avec sa photographie très eighties (voire nineties), ses décors et sa bande-originale nostalgique, "Rise of the Beasts" entre quant à lui rapidement dans le vif du sujet, et cible son récit sur l’action, alors que lesdits robots vont réussir ici à s’affronter à l’abri des regards humains. Par contre, on ne sait pas comment une telle prouesse peut avoir lieu, eux qui ne passent forcément pas inaperçus, très loin d’être discrets. Ainsi, outre les quelques voitures des forces de l’ordre tombant dans les mirages d’un Autobot, personne ne viendra mettre des bâtons dans les rues des robots...

Invraisemblable dans ses ressorts (vous avez déjà vu un talkie-walkie capable d’émettre du Pérou à New York, vous ?), prévisible dans son scénario, qui plus est extrêmement basique, et beaucoup moins axé sur ses humains (tant mieux !), le film de Steven Caple Jr. s’active à offrir un généreux spectacle à ceux qui sont venus le chercher, mais sans jamais maximiser (!) ses chances d’originalité. Ce dernier coche toutes les cases du divertissement de commande, avec ses héros - évidemment - issus des minorités sociales (un hispanique et une afro-américaine), ses effets spéciaux gargantuesques et ses bruitages si caractéristiques des Transformers, sans oublier un humour bon enfant, parsemé d’émotions (ici au sein d’une fratrie), et une bande-son qui fait le job. Dommage cependant que l’ensemble des Maximals n’aient pas le même traitement à l’image, certains ne faisant ici que de la figuration, entraînant dès lors un goût de trop peu. On se consolera par le rythme du récit, lequel voyage beaucoup, dont au Pérou, ce qui change un peu des décors citadins habituels, avec à la clef une impressionnante course-poursuite dans les montagnes de Cuzco. Par contre, le final de ce film fait étroitement penser à celui de "Transformers 5 : the Last Knight" (2017), isolant ses personnages en haut d’un volcan, loin de la population des grandes villes, mais plus proche, par contre, d’une tribu avec laquelle les Maximals collaborent depuis des millénaires...

"Rise of the Beasts", trop bien pensant (malgré quelques mauvais clichés), et chargé d’un lourd héritage, parvient fort heureusement à en esquiver certaines de ses lourdeurs (exit, par exemple, l’héroïsme et le patriotisme dégoulinants), tout en promouvant l’unité contre le mal, et offre quelques réponses à nos questions laissées en suspend quant à la présence (sacrificielle) des Autobots sur Terre, tandis qu’il prépare également le chantier pour la suite, étant donné notamment l’utilisation ici d’une exo-combinaison motorisée (spoiler [1]), allant alors de pair avec l’idée cachée derrière l’une des scènes post-générique du film, révélant les intentions de la Paramount de développer un crossover inattendu entre l’univers des Transformers et une autre franchise médiatique d’Hasbro. Mais pour savoir laquelle, il faudra aller en salles...



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